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Google

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définition : Google

Google (prononcé ) est une entreprise américaine de services technologiques fondée en dans la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergueï Brin, créateurs du moteur de recherche Google.

C'est une filiale de la société Alphabet depuis août 2015.

L'entreprise s'est principalement fait connaître à travers la situation monopolistique de son moteur de recherche, concurrencé historiquement par AltaVista puis par Yahoo! et Bing. Elle a ensuite procédé à de nombreuses acquisitions et développements et détient aujourd'hui de nombreux logiciels et sites web notables parmi lesquels YouTube, le système d'exploitation pour téléphones mobiles Android, ainsi que d'autres services tels que Google Earth, Google Maps ou Google Play.

Google s'est donné comme mission . Eric Schmidt en a été le CEO jusqu'au et est désormais remplacé par Larry Page.

Google est devenu l'une des premières entreprises américaines et mondiales par sa valorisation boursière, quelques années après une entrée en bourse originale. Début 2008, elle valait de dollars à Wall Street. En 2014, le classement Best Global Brands d'Interbrand positionne Google comme la mondiale en termes de valeur avec une valorisation de 107,43 milliards de dollars (+15 % par rapport à 2013), dépassant avec Apple pour la première fois depuis la création de ce classement en 1974 la barre des cent milliards de dollars. Le , Google dépasse Apple et devient la première capitalisation boursière des États-Unis avec une capitalisation boursière totale de 550 milliards de dollars dispersée au travers de ses différentes catégorises d'actions.

La société compte environ employés. La plupart travaillent au siège mondial : le Googleplex, à Mountain View en Californie.

Google est l'une des plus imposantes entreprises du marché d'Internet et fait partie, avec Apple, Facebook et Amazon.com, du « Big Four » (les « quatre gros », aussi appelés GAFA) des entreprises de technologie. En 2011, Google possédait un parc de plus de serveurs, contre en 2006, ce qui en fait le parc de serveurs le plus important au monde (2 % du nombre total de machines), avec des appareils répartis sur 32 sites. Parallèlement, le moteur de recherche Google a indexé plus de de pages web en 2008. En , Google représente 6,4 % du trafic Internet mondial et affiche une croissance supérieure à celle du web. En Europe, Google aurait une part de marché de 93 % concernant les moteurs de recherche.

Au-delà du moteur de recherche, Google offre gratuitement de nombreux logiciels et services (email, suite bureautique, vidéo, photo, blog…) et se finance par la publicité à partir de l'an 2000 avec un principe de lien sponsorisé dans les résultats de recherche et une facturation au « coût par clic » pour les annonceurs. Cependant, la situation croissante de monopole et les questions de vie privée inquiètent de plus en plus, de l'internaute occasionnel jusqu'à certaines grandes organisations. Google a également fait l'objet de plusieurs poursuites en justice, notamment pour plusieurs affaires de compatibilité de copyright et pour sa plateforme Google Books.

== Origine du nom ==

Le nom de l'entreprise Google a pour origine le terme mathématique « googol » ou gogol en français, qui désigne 10, c'est-à-dire un nombre commençant par 1 suivi de cent zéros. Larry Page et Sergueï Brin demandèrent en 1997, à d'autres étudiants en informatique, de l'aide pour nommer le fruit de leur travail. L'idée serait venue de Sean Anderson, qui suggéra « googolplex », nom qui séduisit Larry Page. Il lui demanda d'aller enregistrer le nom de domaine « googol ». Sean Anderson se serait alors trompé dans l'entrée du nom, en frappant google.com et serait devenue, depuis, la première marque connue au niveau mondial. Certains dictionnaires ont désormais inclus le verbe to google (en français, googoliser ou googler) dans leurs pages, avec le sens utiliser le moteur de recherche Google pour obtenir un renseignement sur le web.

Par ailleurs, la similitude avec le mot anglais ' signifiant « lunettes », rappelle les deux [O'''] de la marque. Si on ne peut pas en attribuer l'origine, Google utilise ce jeu de mots dans un de ses services de recherche photo : Google goggles. Également, 10gogol (un chiffre 1 suivi d'un gogol de zéros) s'appelle un gogolplex, dont vient le nom du Quartier général de Google.

Ce terme symbolise les buts que Google s'est fixés : En effet, si le nombre de pages web indexables est gigantesque (plus de mille milliard), il reste minime par rapport à un gogol. Ce nombre, dont est issu le nom Google, exprime les dimensions potentiellement colossales et universelles du monde d'internet, unique domaine d'activité de l'entreprise.

== Histoire == === Naissance === [[Fichier:Google garage.JPG|thumb|Garage Google, siège social historique où est fondé Google le , 232 Santa Margarita, Menlo Park, Californie.]] Les fondements de l'histoire de l'entreprise Google commencent par la rencontre de deux étudiants de l'université Stanford en 1995. Sergueï Brin alors âgé de vingt-trois ans et Larry Page de vingt-quatre ans sont . Cela ne les empêche pourtant pas, en janvier 1996, de commencer à travailler sur un nouveau moteur de recherche. Ils nomment leur projet BackRub. Sergueï loue un bureau et se met en quête de financements. David Filo, fondateur de Yahoo!, convient de l'intérêt de leurs recherches, mais les encourage à créer leur propre moteur de recherche plutôt que vendre leurs travaux. Les deux entrepreneurs sollicitent parallèlement famille et amis et parviennent finalement à réunir un million de dollars pour fonder la compagnie. Google Inc. s'installe dans le garage Google de Menlo Park, loué par une amie, en septembre 1998. La société emploie alors trois personnes : Sergueï, Larry et Craig Silverstein, qui est aujourd'hui directeur de Google Technology. En , c'est requêtes journalières que Google doit gérer. Devenant trop grand pour le « garage Google », Google se déplace, en mars, dans un bureau sur l'avenue de l'université de Palo Alto et huit personnes y travaillent désormais. Autre avantage, Google affiche les mots-clés en gras dans le contexte d'une phrase pour chaque lien, alors qu'Altavista ne fournit, à l'époque, que les liens eux-mêmes. Le , Google obtient de capitaux propres, fournis par des sociétés de capital-risque. Omid Kordestani quitte Netscape pour rejoindre Google en tant que vice-directeur des ventes. Michael Moritz et John Doerr, qui avaient contribué à l'essor de Sun Microsystems, Intuit, Amazon.com et Yahoo!, s'assoient autour de la table de ping-pong - qui sert de bureau de direction - en compagnie de Ram Shriram, permettant à la société de pénétrer de nouveaux marchés et de gagner en importance. Tout juste un mois plus tard, en , Google est le premier moteur de recherche à avoir référencé un milliard de pages web. L'entreprise cherche à étendre la portée de son moteur en concentrant ses efforts sur l'Asie, avec les versions chinoise, japonaise et coréenne (12 septembre 2000), puis au monde entier, totalisant vingt-six langues dès le 27 mars 2001. Fin octobre 2000, Google signe un partenariat avec Yahoo! et commence à proposer de la publicité ciblée en fonction des mots-clés. L'année 2000 se termine avec la publication de la barre d'outils Google (Google Toolbar), proposée depuis en téléchargement gratuit, et voit le trafic journalier du site dépasser les 100 millions de requêtes, ce qui représente plus de requêtes/seconde en moyenne. Par son succès et sa croissance exponentielle, l'entreprise devient un phénomène mondial de presse. En , Larry Page et Sergueï Brin font appel à Eric Schmidt, le président de l'éditeur de logiciels Novell, pour prendre la direction de l'entreprise, en tant que président dans un premier temps, puis PDG à partir du , cinq jours après l'ouverture du premier bureau à l'étranger, situé à Tokyo. Le , Google obtient la validation de son brevet concernant PageRank.

Le moteur de recherche continue ainsi sa croissance, est décliné en plus de cent langues en 2004 et cent cinquante en 2010 (à tel point que certains sites marchands de premier plan sont désormais victimes de ). Outre Motorola Mobility, Google a racheté environ brevets à IBM en 2011 pour éviter de nouvelles attaques menées par Apple et Microsoft contre Android.

En 2012, Google a indexé plus de milliards de documents et gère à peu près 3,5 milliards de requêtes de recherche quotidiennement.

=== Diversification des produits ===

Google, comme Amazon, Apple et Facebook, a depuis sa fondation racheté de nombreuses entreprises pour alimenter sa croissance, élargir sa base d'utilisateurs et développer de nouvelles technologies. Parmi ses acquisitions on peut citer Picasa, Android, YouTube, DoubleClick et Waze.

==== Croissance et diversification ==== [[Fichier:Google Appliance.jpg|thumb|upright=0.6|Premier produit autre que le moteur de recherche proposé.]]

C'est à partir de 2002 que l'entreprise diversifie son activité, basée jusqu'alors sur son moteur de recherche. En cette année, Google propose aux entreprises le GB-1001 de Google Search Appliance, une solution à la fois matérielle et logicielle permettant de se . Google n'a pas voulu révéler le nom de son partenaire de fabrication pour les dispositifs matériels, qu'il a décrit comme basés sur des composants Intel exploitant Linux. Ce produit pouvait s'installer en rack de serveurs, stocker un index de (10go) au prix de . Il fut décliné en un autre modèle, le GB-8008, plus performant mais plus onéreux ().

La fonction Google Labs est également une importante nouveauté de cette année. Elle permet aux utilisateurs curieux de tester les services et produits non finalisés, mais dont la sortie en public approche. Par ailleurs, AdWords voit sa tarification s'établir au nombre de clics (20 février 2002). En septembre, le service en ligne Google News est disponible et permet d'afficher des pages web relatives à l'actualité en fonction des mots-clés de l'utilisateur. Ce service se base au départ du plus de sources. Un mois plus tard s'ouvre un nouveau bureau en Australie, à Sydney alors que l'effectif total de l'entreprise dépasse les . Cette demande aboutira le à son introduction sur le NASDAQ et la vente de , au prix unitaire de . La société réalise une introduction en Bourse sous forme d'enchères inversées, une méthode inédite dans l'histoire des bourses de valeurs. En huit ans le cours de l'action sera multiplié par plus de huit, avec un pic en 2012 à plus de . Entre-temps, Google réalise en août 2005, un an après son introduction en Bourse, afin de disposer d'un total de 7 milliards de dollars de liquidités pour sa croissance, une des plus grandes augmentations de capital de l'histoire boursière, en levant un total de 4,2 milliards de dollars sous forme de 14.159.265 actions nouvelles, soit les huit premières décimales du nombre pi.

Le Google propose Gmail, son propre service de messagerie électronique avec une capacité initiale de annoncée doublée pour 2005. Cette capacité est totalement inédite et foudroie la concurrence, à l'exemple de MSN hotmail, dont la capacité lui était 500 fois inférieure. Ce stockage révolutionne la messagerie, qui s'affranchit dès lors du stockage des messages sur l'ordinateur par l'intermédiaire de logiciels, tels qu'Outlook. Gmail instaure donc l'ère de la messagerie email en ligne. À son lancement, l'inscription nécessitait toutefois une invitation. Son succès se traduit par un nombre croissant d'utilisateurs, début 2010.

Google propose une visionneuse d'images par rachat début de Picasa. Ce logiciel est couplé à un compte en ligne permettant de stocker une galerie de . Le service connaîtra un certain succès, mais devra lutter contre le service Flickr de Yahoo! lancé en début d'année et sera concurrencé par la Windows Live Photos en 2008. Le , Google installe son centre européen à Dublin en Irlande avec un effectif de 150 personnes. Trois semaines plus tard, on apprend le rachat de Keyhole, une société de cartographie numérique qui sera à la base de Google Earth, sans toutefois publier le logiciel l'année même, qui se termine par le lancement de Google Desktop search le 14 octobre, de Google Scholar quatre jours plus tard, et de Google Print le 14 décembre (rebaptisé Google Recherche de livres), alors que l'index de recherche affiche huit milliards de pages web. L'entreprise emploie à cette date plus de .

==== Réputation grandissante ==== Le , Google pénètre le monde de la cartographie numérique en lançant en ligne un de ses produits les plus populaires : Google Maps. Ce service est gratuit mais encore limité aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Le jeudi il couvre la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, et par la suite, les régions disponibles s'élargissent. Moins de deux mois plus tard, les fonctions très populaires de calcul d'itinéraires et de vues satellites y sont intégrées. Ce service sera plus tard utilisé pour la géolocalisation des téléphones portables et des GPS. Le 20 avril, Google introduit dans le Labs une fonctionnalité d'affichage et de recherche dans l'historique et de statistique d'utilisation de moteur de recherche. Le 19 mai, l'entreprise convie les utilisateurs de son moteur de recherche à personnaliser leurs page d'accueil par le biais de iGoogle. Le 28 juin, le concept de Google maps est repris pour le logiciel Google Earth qui intègre quelques améliorations, notamment la topographie en relief, certains bâtiments en 3d, puis la vue sous-marine. Maps conserve sa simplicité puisque les grandes innovations sont réservées aux logiciels multiplateformes. 3 ans auparavant, Google avait lancé son propre outil de traduction gratuit en ligne. Il connaîtra un succès énorme, tant pour les internautes que pour les élèves et contribuera une nouvelle fois à la renommée de l'entreprise. La même semaine, l'entreprise annonce la sortie de sa propre messagerie instantanée Gtalk. Ce logiciel est basé sur le protocole ouvert XMPP et permet la Voip. Il offrira par la suite la possibilité de chat vidéo et d'utilisation en ligne sans logiciel téléchargé préalablement. Toutefois, malgré ces innovations, l'échec se profilera puisqu'incapable de concurrencer Skype et MSN Messenger. C'est au tour de Google Reader de voir le jour début octobre, Google Analytics le 14 novembre, puis de l'adaptation à la téléphonie de son service Gmail le lendemain.
Google a bâti sa réputation d'entreprise dynamique et innovante grâce à la publication de logiciels et services utiles pour tous, performants et surtout gratuits. Google compte alors employés, avec une tendance à la forte hausse pour les années à venir avec la démocratisation de l'accès à internet. Google déplore aussi en ce pays . Entre temps, Google opère un des plus gros rachats jamais faits, en acquérant la plateforme de partage de vidéo en ligne YouTube pour 1.65 milliard de dollars d'actions de l'entreprise. Le 9 mars, on apprend le rachat de l'entreprise Writely proposant un éditeur de traitement de texte en ligne, acquis pour 8 millions de dollars, dans l'intention de l'utiliser comme base pour le projet Google Documents utilisant le même concept, qui sera annoncé lui, six mois plus tard. Fin mars, c'est Google Finance qui sort des cartons de Google. Il s'agit d'un outil permettant de suivre en ligne les cours et les devises. Google Agenda, un agenda en ligne gratuit est annoncé le 13 avril. Ces multiples créations de services en ligne ont pour but d'instaurer la possibilité aux utilisateurs de Google de bénéficier de Cloud Computing. Ces services sont par la suite dédiés aux professionnels par Google Apps, le . Lors de sa sortie même, ces services entraient agressivement en concurrence avec d'autres services déjà bien installés.

==== Empire Google ====

Le , Google Livres un service permettant la lecture en ligne et le téléchargement d'ouvrages littéraires entrés dans le domaine public est mis au point et alimentera des nombreuses controverses. L'entreprise entame l'année 2007 avec employés. Quelques jours plus tard, une importante mise à jour de Google Maps permet de naviguer virtuellement dans les rues de certaines villes à travers des photos omnidirectionnelles. Il s'agit de Street View. Le fait de pouvoir regarder ce qui se passe chez les gens ou de voir par hasard n'importe qui dans la rue provoque également des controverses sur le respect de la vie privée. Le mois de mai s'achève par le lancement de Google Gears. La deuxième moitié de l'année 2007 se caractérise par le perfectionnement et l'adaptation de services existants à d'autres langues. Dernier fait marquant, l'annonce le 5 novembre d'un OS pour téléphones portables ; Android, qui concurrencera Symbian OS et Windows Mobile. Cet événement s'inscrit dans la recherche de marché dans la téléphonie mobile qui offre de plus en plus des possibilités de navigation sur internet. On dénombre employés dans l'entreprise en fin d'année. C'est une alternative peu coûteuse - la version standard de Google Apps étant gratuite - par rapport à des produits commerciaux comme SharePoint de Microsoft. En mai, selon des principes similaires à ceux de Wikipédia, Google annonce son projet Knol. Pendant les mois suivants, aucune sortie notable n'intervient, mais les équipes de Google travaillent sur les produits déjà lancés. En effet, l'entreprise cherche à rendre plus accessibles plusieurs de ses outils notamment Google Traduction, Google Finance et Street View et l'adoption de l'IPv6. L'effort d'internationalisation des logiciels et services se poursuit avec un objectif de traduction en 40 langues pour un public d'internautes estimé à 98 %. Cette activité relativement faible favorise la préparation de la sortie de son propre navigateur web, Google Chrome qui est officialisé le par une bande dessinée, ce qui crée un buzz, du fait du contexte et de la notoriété acquise par l'entreprise américaine. Le navigateur connaîtra une croissance non négligeable puisqu'il atteindra deux ans plus tard 6 % des parts de marché. Plusieurs versions et mises à jour suivront.

Le , Google a annoncé son intention de développer Google Wave, un produit affiché comme révolutionnaire. Il s'agit d'une application web dont le concept mélange les notions de services de courriel, de messagerie instantanée, de wiki et de réseautage social, le tout associé à un correcteur orthographique et un traducteur instantané. Une première phase de test bêta pour le avec la distribution de comptes aux personnes qui se seront inscrites sur leur site avec la volonté de reporter les bugs.

Le , Google a annoncé le projet de développement Google Chrome OS, un système d'exploitation open-source basé sur Linux. Cet OS se veut léger et adapté aux netbooks en plein essor.

En novembre 2009 Google Musique indexe de la musique sur le moteur de recherche aux États-Unis pour débuter. Pour assurer son autonomie énergétique et réduire ses factures d'électricité, Google a annoncé en décembre 2009 son intention de fonder Google Energy. Dans ce but en janvier 2010 Google a demandé à pouvoir bénéficier d’un statut industriel.

Après de longues rumeurs et certaines annonces, le Google présente officiellement son téléphone lors d'une conférence de presse à son siège, à Mountain View. Ce Google phone est produit par HTC. Cette action s'inscrit une nouvelle fois dans l'ambition de conquête de l'Internet nomade. Ce choix se confirme par les fortes rumeurs du lancement d'un netbook fonctionnant sous Chrome OS signé par le géant californien. Le 11 février, Google fait un appel d'offre pour fournir la mise en place d'un réseau de fibre optique à pour personnes, voire beaucoup plus. Si cette annonce incite à penser que Google voulait devenir un FAI, l'entreprise a tempéré son ambition en affirmant qu'il s'agissait plus d'un test qu'autre chose.

Dans le but de créer un concurrent de Facebook, Google Me, durant l'été 2010, l'entreprise de Mountain View se lance dans plusieurs opérations financières visant aux rachats de six entreprises dont l'activité lui permettrait d'arriver à ce but. Ainsi, ont été achetées Slide (entre 182 et 228 M$), Jambool, Angstro, Zynga (achetée entre 100 et 200 M$), Like.com (100 M$) et SocialDeck. Le 28 juin 2011, Google lance son service de réseau social Google+ toujours dans l'optique de concurrencer Facebook. Mais en , Google annonce la fermeture de plusieurs services pour . Il s'agit de Buzz (un réseau social lancé en 2010), Jaiku (un réseau social acheté en 2007), Code Search (outil de recherche de code open source sur le web), les fonctions sociales intégrées à iGoogle et The University Research Program for Google Search (programme qui offrait des API d’accès aux résultats de recherche à des chercheurs universitaires).

En 2011, l'entreprise atteint le milliard de visiteurs uniques par mois. Le 15 août 2011, Google annonce son intention d'acquérir Motorola Mobility pour la somme de 12,5 milliards $.

L'année 2013 montre la volonté de Google de se développer dans le secteur de la robotique, avec l'acquisition de 8 sociétés du domaine, dont Boston Dynamics, réputée pour sa collaboration avec le Pentagone et pour ses robots capables de courir en terrains accidentés. Le département Robotique de Google est dirigé par Andy Rubin, ancien responsable du développement d'Android OS. Selon John Markoff, ces acquisitions serait la prémisse de la construction de systèmes autonomes capables de tout faire: aide aux tâches ménagères, livraison à domicile ou encore soin aux personnes âgées. En janvier 2014, Google acquiert Nest Labs, une entreprise américaine spécialisé dans la domotique, pour 3,2 milliards de dollars Au mois de janvier 2014, Google annonce le rachat de DeepMind pour 400 millions de dollars, une startup londonienne spécialisée dans l'intelligence artificielle. Dans le même temps le 29 janvier 2014, Google annonce la vente des smartphones Motorola au groupe chinois Lenovo. Dans le même temps, suivant un document de la bourse de Hong Kong, Google a pris le 30 janvier 2014, une participation de 5,94% du capital de Lenovo.

Le , Google officialise un investissement de 40 millions de dollars dans Renaissance Learning, une startup spécialiste en logiciels et services cloud dans le domaine de l'éducation.

Le , Google confirme le rachat de Green Throttle Games, une startup spécialisée dans les jeux vidéo.

En , Google lance un nouveau service d'enregistrement de nom de domaine.

Confirmant son intérêt pour les nouvelles technologies, Google investit en octobre 2014 542 millions de dollars dans Magic Leap, jeune société spécialisée dans les interactions homme-machine

Le , Google entre sur le marché de la téléphonie mobile aux États-Unis en lançant Project Fi. Il devient un opérateur virtuel en louant le réseau de ses partenaires T-Mobile et Sprint. Pour l'instant, seuls les propriétaires de téléphone Nexus 6 peuvent bénéficier de cette offre.

Le , Google a présenté son service « Sunroof », basé sur Google Maps, et qui permet de déterminer quelles sont les toitures adaptées à l'installation de panneaux solaires. À cette date, les expérimentations se limitent aux régions américaines de Boston, de la baie de San Francisco et de Fresno.

Le , Google dépose un brevet sur une lentille de contact électronique permettant d'améliorer la vue. Celle-ci serait directement greffée au patient afin de remplacer la lentille naturelle de l’œil. Grâce à ses capteurs, elle adapte la vision en fonction de la lumière ambiante pour permettre de voir de près comme de loin .

En mai 2016, Google annonce conjointement avec Facebook leur projet de créer un câble sous-marin transatlantique à haut débit afin d'accélérer la vitesse d'accès à leurs services et au Cloud. Le projet du nom de MAREA devrait relier les villes de Virginia Beach aux États-Unis à Bilbao en Espagne.

Le Google lance Trips, une nouvelle application qui permet d’organiser ses voyages et, une fois sur place, d’accéder à toutes les informations nécessaires, même sans connexion .

En novembre 2016, Google présente une nouvelle application Cloud Jobs API permettant aux employeurs et aux demandeurs d'emploi de trouver des offres en les recherchant par mots-clefs. Google n'est pas nouveau sur le marché numérique du travail, depuis la création d'Adwords en 2000, les agrégateurs d'offres d'emploi peuvent débourser de l'argent pour que leur site aparaissent en premier dans le moteur de recherche pour certain mots clefs (RH, développeur par exemple).

=== Implantation en Chine ===

[[Fichier:IllegalFlowerTribute1.jpg|thumb|Dépôt de fleur pour le refus des conditions imposées par la Chine]]

En 2006, Google accepte de brider son moteur de recherche afin de pouvoir s'implanter en Chine. Le gouvernement chinois a en effet imposé certaines conditions pour l'entrée sur le marché d'internet, la censure notamment. Les cofondateurs expliqueront qu' Ainsi, à partir du , une recherche images sur « Tian'anmen » affiche, dans Google.fr, la célèbre photo de l'étudiant barrant la route aux chars, symbole des manifestations de la place Tian'anmen, tandis que, sur Google.cn, les résultats affichent des portraits de familles joyeuses ou des photos de monuments. Cette action a fait couler beaucoup d'encre dans les médias mondiaux. Toutefois, une telle censure a été entreprise volontairement de la même manière à des sites racistes, islamistes ou révisionnistes, dans les versions française et allemande de Google, conformément au protocole additionnel à la convention sur la cybercriminalité de 2001.

Cependant, le , une attaque double pirate massive et venue de Chine dite « Opération Aurora » a ciblé plus d'une vingtaine d'entreprises dont Adobe, Google et Intel. Cette opération a permis à ses auteurs le vol de secrets industriels et la copie des mails de milliers d'exilés chinois et de militants des droits de l'homme. Ces atteintes, malgré le respect et l'application des conditions imposées par le gouvernement chinois, provoqueront la fureur de l'entreprise californienne, qui menacera de ne plus appliquer aucune censure en reconnaissant que cette décision pourrait la contraindre à quitter le pays, mais retirer directement ses services de Chine.

Cette annonce fut perçue par certains forums comme un bluff, puisque le marché de l'internet est très porteur (384 millions d'internautes fin 2009. Pour rendre hommage et affirmer leurs soutiens à de telles décisions, de nombreux Chinois déposèrent sur l'édifice portant le logo de l'entreprise fleurs, bougies et mots de soutien. Ces actions sont devenues des phénomènes très médiatisés et l'affaire prit les tournures d'un incident diplomatique entre les États-Unis et la République populaire de Chine.

=== Google devient Alphabet ===

En août 2015, Larry Page, ex-directeur de Google, a annoncé une importante réorganisation de l'entreprise. En effet, l'entreprise Google devient une filiale du nouveau groupe Alphabet. L'entité nommée Google se verra ainsi retirer toutes les activités qui ne concernent pas Internet ou l'informatique, qui deviendront des filiales à part entière d'Alphabet. Ces filiales sont: [[Fichier:AlphabetOrganisation.jpg|thumb|Répartitions des différentes filiales d'Alphabet]] * Nest (domotique et objets connectés), * Life Sciences (Santé et lutte contre le vieillissement) * Fiber (fournisseur d’accès à Internet) * X (laboratoire multiprojets à long terme) * (finance) * Ventures (investissements) Cependant, Google, qui sera à présent dirigé par Sundar Pichai gardera, sans aucune modification, les autres marques plus connues du grand public, tel que le moteur de recherche Google, YouTube, Android, Google Play, Google Livres, Google Ads.

Pour les utilisateurs, cette restructuration ne changera strictement rien, du moins à court terme. En effet, la restructuration et la création d'Alphabet permettent surtout d'améliorer la transparence de l'entreprise, et de séparer les activités qui ne rapportent pas d'argent (Calico, Google X) de la branche Internet, qui à elle seule rassemble presque tous les profits.

== Lieux et centres d’activités ==

[[Fichier:Google España.jpg|thumb|Bureaux en Espagne.]] Google possède des infrastructures et des bureaux partout dans le monde, même s'ils sont plus nombreux en Europe, aux États-Unis, en Inde et Chine littorale. Le principal lieu où est mis en place le développement de Google est le Googleplex situé en Californie. Le googleplex est constitué de quatre principaux bâtiments, totalisant sur un terrain de . Le Googleplex abrite aussi le site de développement du système d'exploitation pour smartphones et appareils mobiles, appelé Android.

* L'entreprise Google possède un complexe à New York pour la recherche de nouveaux services. * Google est aussi basé en Europe avec un siège à Dublin en Irlande. En , l'entreprise crée un nouveau complexe à Zurich, en Suisse, pour son développement en Europe. * Plusieurs bâtiments sont placés au Proche-Orient et Moyen-Orient : en Israël, à Dubaï et au Qatar. * En Afrique du Sud sont présents les locaux de Google pour son développement en Afrique. * Il n'y a qu'un seul site en Asie se situant à Singapour. * Le site australien basé à Sydney a vu naitre Google Maps. Google Wave y était également développé. * Google crée à partir de 2007 un complexe de serveurs à Mons, en Belgique, dans la zone industrielle de Ghlin-Baudour. Une déviation du canal Nimy-Blaton pour le refroidissement ainsi qu'une ligne de chemin de fer sont prévues. * À l'occasion d'une visite en France, Eric Schmidt annonce le la création d'un centre de recherche et développement à Paris. * : Un complexe de est installé à Paris dans le (Quartier Europe). 100 millions d'euros ont été investis dans le projet.

Dans ce complexe, 350 salariés travaillent sous les ordres de Jean-Marc Tassetto. À l'ouverture de ce centre, Eric Schmidt a déclaré : Le février 2013, aux termes d'un accord conclu avec les éditeurs de presse français, la société s'engage à financer à hauteur de d'euros un fonds d'aide à « la transition de la presse vers le monde du numérique ».
En mars 2013, Nick Leeder, Australien francophone et formé notamment à l'INSEAD, succède à Jean-Marc Tassetto, démissionnaire.

== Technologie et propriété intellectuelle == === PageRank === Le moteur de recherche Google repose principalement sur l'exploitation de la technologie PageRank. Le premier brevet (US 6.285.999 B1, intitulé « Method for Node Ranking in a Linked Database »), déposé en janvier 1997 et enregistré le , est la propriété de l'université Stanford. Le texte du brevet est accessible sur le site du bureau des brevets des États-Unis, qui a licencié cette technologie à Google en 1998 (amendée en 2000 et 2003), deux mois après sa fondation. Il s'agit d'une licence exclusive jusqu'en 2011, l'exclusivité prenant fin à cette date.

Les recherches qui ont abouti au développement de la technologie du PageRank ont été financées en partie par la National Science Foundation (Grant NSF - IRI-9411306-4). Il est donc précisé dans le brevet que le gouvernement a certains droits sur cette invention.

=== Open Source === Google existe en grande partie grâce aux logiciels libres sur lesquels il a été bâti dès l'origine, tels Linux, MySQL et Python, qu'il a contribué à améliorer en retour. Google emploie Andrew Morton, un contributeur très important au noyau Linux et a contribué au code de MySQL. Le logiciel libre permet à Google de repérer des programmeurs talentueux, capables non seulement d'imaginer des solutions techniques, mais aussi de les mettre en œuvre. Pour les attirer, Google a créé un environnement de travail où sont encouragés l'innovation, les idées techniques et la participation aux projets open source. Ainsi chaque développeur dispose de 20 % de temps libre pour travailler sur un projet de son choix, qu'il soit libre ou pas.

Google soutient également la fondation Mozilla à travers un partenariat, car la mission de Mozilla - « préserver le choix et l'innovation sur l'Internet » - sert les intérêts de Google. Google est le moteur de recherche par défaut de la barre de recherche de Mozilla Firefox en Europe. Les internautes européens utilisant Firefox font des recherches sur Google et cliquent sur les publicités d'AdSense. Les revenus que Google en tire sont alors partagés avec Mozilla, ce qui leur permet d'avoir les moyens financiers pour améliorer les standards du Web et les logiciels qu'ils éditent (dont Firefox et Mozilla Thunderbird), ce qui pousse les autres éditeurs de navigateur Web à faire de même. En définitive, c'est Internet dans son ensemble qui bénéficie de ces améliorations et Google (ou d'autres) peut alors utiliser ces nouvelles possibilités dans ses produits grâce à son cycle rapide d'innovation.

Google participe à l'open source et le soutient : * le Google Summer of Code [http://code.google.com/soc/] permet d'entretenir les communautés de logiciels libres en amenant des étudiants au logiciel libre, pour qu'ils apportent des idées neuves et du code et qu'ils deviennent peut-être de nouveaux contributeurs réguliers à ces projets. * Google Code Hosting [http://code.google.com/] offre un hébergement aux projets de logiciels libres * 16 millions de lignes de codes publiées sous licence open source dans plus de 500 projets * De nombreux projets open source ont été créés dont les plus connus sont : ** Chromium, base open source du navigateur Web Google Chrome ** Android, système d'exploitation pour appareils mobiles ** Google Web Toolkit, une bibliothèque logicielle pour programmer des applications AJAX en Java ** Go, un nouveau langage pour la programmation système

=== Logiciel propriétaire === Google édite également des logiciels propriétaires, tel que Picasa ou Google Drawings.

== Finances ==

=== Origine des revenus === Google tire la majorité de ses revenus de la publicité avec différents mécanismes.

Avec le système AdWords, littéralement publicité liée aux mots, Google vend des mots clés aux enchères. Si une personne fait une recherche avec ce mot, les liens des sites de ceux qui ont participé aux enchères s'inscrivent dans la partie des liens commerciaux selon un ordre déterminé par l'algorithme de Google. Chaque fois qu'une personne sélectionne un de ces liens, l'annonceur concerné doit verser une certaine somme à Google. C'est ce qu'on appelle le coût par clic.

Gmail comporte un affichage publicitaire contextuel dans la fenêtre de lecture des emails, la rémunération de Google étant toujours au coût par clic

En dehors des activités publicitaires, Google a d'autres sources de revenus. Pour l'espace de stockage en ligne, Google propose un espace gratuit de stockage à ses utilisateurs pour enregistrer les documents sur les serveurs Google, et y accéder depuis n'importe quel poste. Lorsqu'un utilisateur atteint la limite d'espace disque autorisé par utilisateur, il peut acheter de l'espace disque supplémentaire.

Google Apps propose une solution de collaboration, qui réunit plusieurs outils bureautiques et de production. Une version gratuite est disponible, mais les organisations/entreprises désirant utiliser toutes les fonctionnalités de cette solution doivent payer mensuellement pour bénéficier de services supplémentaires.

Google Play Store est un magasin en ligne destiné à la vente de musique, de livre, d'applications Android et d'appareil Google Nexus, tablettes et smartphones.

=== Données financières === Google est une des startups qui ont franchi sans encombre le krach du NASDAQ en 2001, notamment du fait qu'elle n'était pas cotée. L'entreprise s'est introduite en Bourse par un système peu usité d'enchères en qui a comprimé de 5,5 à 1,5 % les commissions perçues par les banques d'affaires ; introduite à , l'action cotait un an plus tard, ce qui valorisait l'entreprise à près de de dollars. Début 2006, l'action coûte environ, elle franchit la barre des () le , puis celle des le , ce qui la place au quatrième rang en termes de capitalisation à la Bourse de New York. Avec les différentes crises financières de fin 2007 et début 2008 sur les marchés financiers et l'annonce d'un probable rachat de Yahoo par Microsoft, l'action Google a chuté passant de fin 2007 à en .

Le code de l'action au NASDAQ est GOOG. Le 2 avril 2014, le cours est divisé entre GOOG et GOOGL, le premier regroupant les titres de classe A et le second de classe C. Les actions de classe B sont toutes détenues par les fondateurs, Larry Page et Serguey Brin, ce qui renforce leur contrôle sur la direction de l'entreprise.

Le , Time Warner annonçait que Google allait prendre 5 % de participation dans le capital de sa filiale AOL.

[[Fichier:Umsatz- und Gewinnentwicklung Google.svg|thumb|upright=2.5|center|Graphique représentant le chiffre d'affaires (en rouge) et le résultat net (en vert) en fonction du temps.]]

=== Stratégie fiscale === Afin d'éviter de payer les impôts auxquels sont soumises la plupart des entreprises américaines et européennes, Google utilise la technique dite d'« optimisation fiscale », une forme d'évasion fiscale moderne, via des paradis fiscaux. Les licences Europe, Moyen-Orient et Afrique de la marque sont exploitées par une société domiciliée aux Bermudes. Et « pour échapper au Trésor américain qui impose à hauteur de 35 % les bénéfices des entreprises rapatriés de l'étranger, la multinationale les laisse dormir aux Bahamas ».

Selon Bloomberg, Google aurait réalisé une économie de 3,1 milliards de taxes sur les bénéfices en 2007 et 2009. En 2009, Google serait parvenu à abaisser son taux d'imposition à 2,4 % sur ses activités hors États-Unis, grâce à sa filiale irlandaise par laquelle transitent 88 % de ses activités internationales. Le taux d'imposition sur les bénéfices des sociétés, en Irlande, est, en effet, de 12,5 % contre 25 % en moyenne dans les autres pays où Google réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires. Mais Google a également cherché à réduire le montant des bénéfices imposables de sa filiale irlandaise en lui imposant de reverser des redevances à une filiale néerlandaise, condition sine qua non afin que l'Irlande accorde l'exonération fiscale à Google Ireland Holdings, société jumelle de Google Ireland Limited, la filiale opérationnelle. Google Ireland Holdings transfère ses redevances à la filiale néerlandaise qui les transfère ensuite aux Bermudes. Cette stratégie a permis à l'entreprise de cumuler plus de 39 milliards de dollars au comptant.

Le véhicule juridique utilisée par Google aux Bermudes, Google Bermuda Unlimited a été adopté en 2006 et lui permet d’échapper à la fiscalité des pays où sont réalisées les ventes, mais également à l’obligation de publier ses comptes.

=== Soupçons de fraude fiscale en France === Le , une étude menée par VRDCI montre que les revenus de Google en France seraient supérieurs à ses déclarations. Entre novembre 2012 et novembre 2013, Google aurait réalisé 1,43 milliard d'euros en France, un chiffre loin des 193 millions d'euros déclarés par l'entreprise en France (lors de l'exercice fiscal 2012).

Au terme d'une enquête commencée en 2011, le fisc français en février 2014 aurait décidé d'infliger un redressement fiscal de près d'un milliard d'euros à Google pour s'être soustrait à l'impôt.

Lors de cette enquête (nom de code « Tulipe »), les membres du parquet ont travaillé durant une année hors connexion, pour garantir une confidentialité maximale autour du dossier.

== Communication ==

=== Identité visuelle ===

Le logo de Google est très simple et provient de son moteur de recherche. Il est constitué du mot Google écrit en police Catull, dont les lettres sont colorées dans l'ordre suivant : bleu-rouge-jaune-bleu-vert-rouge. Cette composition n'a pas changé depuis 1999, si ce n'est la mention « bêta » et le point d'exclamation qui ont disparu. Il a été créé par Ruth Kedar, qui enseignait le à l'université Stanford à l'époque où les fondateurs du moteur de recherche, Larry Page et Sergueï Brin, étudiaient. Cette architecture de couleur et de forme se retrouve sur plusieurs produits, notamment Gmail.

Si le logo de l'entreprise ne change pas, celui de son moteur de recherche est régulièrement remplacé pendant un jour pour marquer ou commémorer un événement particulier. Ces logos, présents uniquement sur la page d'accueil, sont alors visuellement adaptés au thème de la journée. Ce sont les (« '''' » désigne un gribouillage en anglais et permet une paronomase avec « »). Il est possible de visualiser le logo Google en ASCII Art en recherchant ce même terme dans le moteur de recherche de Google.

Google a gardé son premier logo assez longtemps. Le logo est connu pour ses lettres multicolores et en relief. À partir de fin septembre 2013, Google change légèrement son logo, pour plus de modernisation : les couleurs sont plus pâles et les lettres sont désormais en deux dimensions.

Le logo change à nouveau dès septembre 2015, pour prendre une police plus grasse et arrondie, tout en gardant les mêmes couleurs pour chaque lettre.

Fichier:Googlebeta.jpg|Logo de la beta de Google (de 1998 à 1999). Fichier:Google.png|Logo de Google utilisé de 1999 à 2010. Fichier:Googlelogo.png|Logo de Google utilisé de 2010 à 2013. Fichier:Logo 2013 Google.png|Logo de Google de 2013 à septembre 2015. Fichier:Google 2015 logo.svg|Logo de Google depuis le septembre 2015.

=== Slogan === Le slogan de Google est Don't be evil (littéralement, « Ne soyez pas malveillants »). Au printemps 2004, la phrase figurait même en tête du courrier adressée aux investisseurs, quelque temps avant leur entrée en bourse. Larry Page a écrit que . Cette devise résume assez bien la volonté supposée de Larry Page et Sergueï Brin qui tend à faire de Google une société qui œuvre pour un monde meilleur.

La société a parfois été prise à partie sur son slogan, en particulier à propos du filtrage interdisant l'accès à certains sites ou à des pages contenant certains mots depuis la Chine. Elle a expliqué que, selon elle, mieux valait pour les usagers chinois un Google imparfait que pas de Google du tout. En particulier, google.cn veille à ne pas faire figurer sur ses pages de réponse les chaînes de caractères qui provoquent la déconnexion de l'utilisateur par les mécanismes de surveillance automatique que doivent assurer les fournisseurs d'accès.

=== Discrétion === Google est connu pour sa discrétion, voire son silence auprès des journalistes. Un exemple documenté est celui de Mark Jen, un nouvel employé qui arrive chez Google le lundi . Celui-ci crée alors un blog, retraçant ses impressions sur la société. Mais peu à peu, le ton du blog devient contestataire, Mark Jen allant même jusqu'à déclarer que . Le 28 janvier, Mark Jen apprend son licenciement, à cause de son blog. Cet exemple illustre la volonté de discrétion de la société, les journalistes n'arrivant quasiment jamais à décrocher un entretien avec les deux fondateurs, Page et Brin.

=== Engagements environnementaux === Pour être en accord avec sa politique de développement durable, des services de covoiturages sont organisés et les déplacements entre les bâtiments se font à vélo. Les bâtiments sont surmontés de plusieurs milliers de capteurs solaires. Dans la même visée, au lieu d'employer des tondeuses à gazon pour débroussailler les alentours du googleplex dans des mesures de lutte anti-incendie, l'entreprise a recruté 200 chèvres.

Toutefois cet affichage est mis à mal par la réputation de la société d'être un très grand consommateur d'énergie, par le biais de ses fermes de serveurs.

Fin juin 2011, Google injecte 280 millions de dollars dans l'entreprise SolarCity, ce qui porte ses investissements totaux dans les énergies vertes à .

Fin septembre 2011, Google s'associe à et investi 75 millions de dollars pour installer des systèmes d'énergie solaire chez des particuliers dans le but de démocratiser cette énergie auprès des citoyens.

En juillet 2016, Google a fait installer l'intelligence artificielle DeepMind au sein de ses serveurs pour faire baisser sa facture d'électricité en refroidissement de 40%.

== Nouvelle forme de travail ==

Google entend fonctionner avec une hiérarchie légère et peu contraignante. L'autonomie et un encadrement libéral offrent aux employés des postes de travail moins stressants. Des plannings sont établis pour établir les lignes directrices du travail collectif ; Google incite toutefois ses employés à adhérer à la politique du 80-20 : un horaire composé de 80 % de travail imposé par la direction et 20 % du temps consacré à des projets autonomes sans restrictions notables.

Par ailleurs, Google s'efforce de créer un cadre de travail motivant. Appliquant les principes d'organisation adhocratique, il laisse ses employés libres de gérer l'environnement de leur poste de travail et prône le travail en équipe. Pour ce faire, l'entreprise utilise des plannings communs et des wikis internes. Les lieux de travail sont également radicalement différents de ceux des autres entreprises : la direction offre à ses salariés l'utilisation gratuite de nombreuses installations de divertissement ou de bien-être. Le Googleplex, siège de l'entreprise, comporte des salles de repos, des salles de billard, des , une piscine, un service de massage ou de coiffure.

Cette politique de bien-être a pour objectif de générer une plus grande motivation et, en conséquence, une productivité accrue. En effet, d'un point de vue sociologique, cette forme de travail se base sur une très forte intégration de ces derniers au sein de l'entreprise : cette intégration permet aux valeurs de groupe de prendre l'ascendant sur les sentiments personnels et incite les employés à faire passer les intérêts de l'entreprise avant leurs intérêts propres.

== Critiques et controverses ==

=== Craintes d'un abus de position dominante ===

À mesure que Google se développe et prend une importance de plus en plus considérable dans la gestion des informations mondiales, se développent en parallèle de nombreuses critiques d'une entreprise dont quelques hommes politiques (par exemple Jean-Noël Jeanneney) craignent qu'elle puisse abuser de sa position, notamment en recueillant des données très privées des internautes utilisant ses services, et en les utilisant, voire en louant l'usage, de manière abusive. Un nombre croissant d'instruments informatiques a ainsi été développé par différents groupes d'activistes et de militants pour limiter les capacités intrusives de Google. Il s'agit par exemple de masquer les publicités AdWords.

Parmi ces instruments, on peut citer le réseau Tor (« The Onion Router », littéralement : « le routage en oignon »), qui anonymise les internautes (le résultat visible avec Google est que les publicités ne sont plus ciblées) ; le logiciel Scroogle, un « Google Scraper » développé par l'activiste Daniel Brandt qui détourne le moteur de recherche, lui fournit une nouvelle adresse I.P. à chaque recherche, et accepte l’installation du cookie sur son serveur avant de le jeter à la poubelle ; ou encore l'extension pour Mozilla Firefox « Optimize Google, » qui permet de rendre anonyme le cookie Google, empêche Google Analytics de récolter des statistiques sur l'utilisateur et supprime également les publicités, à l'instar de Adblock Plus (extension de navigateur). Par ailleurs, certains sites militant pour la défense de la protection des informations privées donnent des informations sur la manière dont les internautes peuvent faire valoir auprès des régies publicitaires, et notamment auprès de Doubleclick, leur droit d'exiger que les données les concernant ne soient pas récoltées (elles le sont par défaut, mais il existe un système d'opt-out).

La régie publicitaire Doubleclick est rachetée par Google en 2007 pour 3,1 milliards de dollars ce qui induit une forte concentration du marché entre les mains d'un seul acteur, mais en dépit de protestations la Federal Trade Commission et la Commission européenne ont validé ce rachat.

En avril 2015, la commission européenne après enquête présente à Google une « communication de griefs » sur sa position dominante. La commission accuse le moteur de recherche de mettre en avant ses propres services au détriment de ceux de ses concurrents dans les résultats de recherche notamment son comparateur de prix Google Shopping et cela selon les termes de Margrethe Vestager, commissaire européenne chargée de la concurrence. Cela présenterait également à l'utilisateur des résultats qui ne seraient pas les plus pertinents. D'autre part une enquête est également ouverte concernant des faits de distorsion de concurrence pour son système d’exploitation mobile Android. La peine encourue par Google serait une amende pouvant représenter 10 % de son chiffre d'affaires, soit environ six milliards de dollars. En juin 2017, Google est condamné par les autorités de la concurrence européenne à une amende de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante via son comparateur de prix Google Shopping.

=== Vie privée et informations personnelles === La multiplication des services proposés par Google engrange une demande accrue de renseignements sur les utilisateurs : suivi de la navigation et stockage des mots-clés, scan des mails dans Gmail, des informations livrées dans les formulaires, entre autres. Cela pose à chaque innovation la question du respect de leur vie privée, comme le note la philosophe et philologue Barbara Cassin dans son ouvrage sur Google. Google croise ces données pour affiner le profil des utilisateurs, et améliorer le ciblage des publicités sur internet.

Une telle concentration d'informations sur les individus et leur conservation inquiètent les organisations de défense de la vie privée sur internet, comme l'Electronic Frontier Foundation ou le « Groupe de travail de l'article 29 » de la Commission européenne, une nouvelle forme de surveillance très sophistiquée et un danger pour la liberté des personnes. Récemment, Google fut placé tout en bas du classement élaboré par l'ONG Privacy International, qui dit de Google qu'elle est « ennemie du respect de la confidentialité en raison de la surveillance totale des utilisateurs ». Tout ceci est d'autant plus inquiétant depuis que Google a signé un contrat de sécurisation avec le NSA, services secrets des États-Unis, laissant présager la fourniture des informations des usagers à ces services. Google est également attaqué en Allemagne par l'équivalent allemand de la CNIL, car sa Google Car collecterait toutes les informations sur les HotSpot Wi-Fi et leurs adresses MAC sur son passage. Le 29 avril 2012, le New York Times révèle que cette collecte de données personnelle n'était ni fortuite ni une erreur, mais que des responsables avaient été avertis. Ces derniers n'ont pas stoppé la démarche. En 2004, Google, associé à AOL, Amazon.com, CNet, eBay, Microsoft et Yahoo!, a pratiqué aux États-Unis du lobbying contre le Spyware Control Act en Utah obligeant de demander l'accord explicite de l'utilisateur pour activer des options de traçage de ses choix ou avant l'installation d'un logiciel espion. Les raisons de leur opposition, selon eux, étaient d'ordre technique et non éthique : dans la lettre envoyée au sénateur Valentine et au représentant Urquhart, ils reconnaissent les très bonnes intentions de la loi.

Au sujet des éventuelles techniques de traçage employées par Google, Google Watch, site de l'activiste américain Daniel Brandt, tente de démontrer les failles et le manque de neutralité de Google et propose un proxy, Scroogle, permettant de soumettre une recherche Google sans être épié d'une quelconque façon. Il dénonce entre autres sa censure orientée, dans d'autres pays comme la République populaire de Chine, ou les États-Unis, concernant l'invasion de l'Irak et la prison d'Abu Ghraib. À ce sujet, Google a dans un premier temps refusé de se plier aux injonctions du gouvernement américain fin 2006 en ne lui donnant pas accès aux listes de recherche et URL qui lui étaient demandées pour contribuer à une loi sur la répression de la pédophilie. Néanmoins, ils ont ensuite remis URL au gouvernement, mais le juge chargé de l'affaire a décidé que Google n'avait pas à remettre les listes de mots-clés demandées par le gouvernement. En France, les garanties de respect de la vie privée apportées par la CNIL ne sont pas applicables à des services dont les serveurs sont situés hors du territoire national. Le refus de Google de se soumettre aux lois locales crée donc une extension de fait de la juridiction américaine. Ce refus lui a valu le [http://bigbrotherawards.eu.org/Google-Inc.html Big Brother Awards français 2007].

En 2007, le chef du service expertise informatique de la CNIL juge ainsi : « En clair, Google peut contrôler toutes les données personnelles des individus. En exploitant de façon corrélée ces outils, Google pourrait se transformer en une redoutable société de surveillance. (..) Les internautes doivent savoir qu'en utilisant les services de Google, ils lui donnent la possibilité de les surveiller. »" Seul Google n'a pas réagi à la recommandation du G29 (Union européenne), c'est-à-dire « de porter à six mois maximum, contre au moins douze mois aujourd’hui, la durée pendant laquelle les moteurs de recherche sur Internet ont le droit de conserver ou d’utiliser les données personnelles ».

En 2012, Google modifie sa politique de règles de confidentialité, et prévoit de stocker et croiser tout élément concernant ses utilisateurs : données personnelles telles que nom, adresse, numéro de téléphone, n° de carte de paiement, données techniques sur les appareils connectés et leurs paramétrages, journaux de consultation ou d'utilisation des outils Google.

En 2013, le moteur de recherche communique le nombre de ses comptes internet surveillés par le gouvernement américain, dans le cadre du Patriot Act, qui cherche à prévenir d'éventuelles activités terroristes.

Le , la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a sanctionné Google à une amende de , estimant que les règles de confidentialité mises en œuvre par la firme depuis le ne sont pas conformes à la Loi informatique et libertés en France. La sanction pécuniaire s'accompagne de l'obligation de publier un communiqué sur la page d'accueil de Google.fr pendant 48 heures.

Le la Cour européenne de justice a débouté Google dans une affaire de « droit à l’oubli ». numérique. La Cour européenne de justice a estimé que l’exploitant d’un moteur de recherche est responsable des données personnelles qui apparaissent sur ses pages et de leur traitement. Face à la pression effectuée par la Cour européenne de justice, Google s'est montré très réactif et a mis en place le 30 mai 2014 un formulaire de droit à l'oubli qui permet à l'internaute qui le souhaite de faire effacer certaines informations le concernant. Le résultat est au rendez-vous puisqu'en 24 h, la firme de Mountain View avait déjà reçu requêtes. Mi-juillet 2014, Google nomme un comité consultatif de dix experts, qui est chargé de rédiger un rapport avec des recommandations afin d'appliquer la mesure du « droit à l'oubli ». Il est constitué de Frank La Rue (rapporteur spécial de l'ONU sur les questions de la liberté d'expression), Jose Lui Pinar (ancien vice-président du groupe européen de commissaires à la protection de données), Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (ancienne ministre allemande de la Justice), Peggy Valcke (enseignante-chercheuse à l'université KU Leuven), Luciano Floridi (professeur à l'université d'Oxford), Sylvie Kauffman (directrice éditoriale du Monde), Lidia Kolucka-Zuk (membre de l'association Trust for Civil Society in Central and Easter Europe) et Jimmy Wales (cofondateur de Wikipédia).

=== Google Latitude === Google Latitude est un service créé en 2009 permettant de déterminer la position d'une personne s'étant enregistrée à ce service par le biais de son téléphone portable. En 2009, ce service est disponible dans 27 pays.

Ce service est sujet à controverse : on peut voir en Latitude un outil permettant de tracer les personnes, la vie privée peut donc être atteinte mais Google répond que cet outil a été conçu dans une autre optique : il permet par exemple de localiser sur Google maps ses enfants, ses amis ou ses collègues.

Le service a été supprimé le 9 août 2013.

=== Google Livres ===

Google Books est un des projets annexes les plus critiqués de Google. Il consiste à numériser systématiquement le plus grand nombre possible de livres. Les critiques s'inquiètent de l'impact que la position dominante de Google peut avoir sur la numérisation des livres en général, et du traitement des droits d'auteur par Google (soit que la distribution internationale des versions numérisées violerait les droits dans certains pays, soit que la position de force de Google leur permettrait d'obtenir des concessions de droits jugées abusives).

=== Peines et condamnations === * Le , Google a été condamné à payer pour contrefaçon du film documentaire Le Monde selon Bush. * L'Union européenne a infligé plusieurs lourdes amendes à Google pour monopole abusif envers d'autres sociétés minoritaires. * La branche vidéo de Google, YouTube, a été plusieurs fois condamnée à des amendes allant jusqu'à de dollars pour diffusions illégales ou non-respect des droits d'auteurs. * Le , Google a été condamné à payer de dommages et intérêts aux éditions du Seuil, Delachaux et Niestlé et Harry N. Abrams, ainsi qu'un euro symbolique à titre de préjudice au Syndicat national de l'édition (SNE) et à la Société des gens de lettres (SGDL) pour avoir reproduit intégralement et en rendant accessibles des extraits d'ouvrages sans l'autorisation des ayants droit. Le tribunal de grande instance de Paris a également interdit à Google de poursuivre la numérisation d'ouvrages sans l'autorisation des éditeurs. * Le , Google est condamné en France pour diffamation par algorithme pour avoir associé certains mots-clés avec les termes « viol », « condamné », « sataniste », « prison » et « violeur ». * Le , Google préfère payer une amende de 500 millions de dollars aux autorités américaines, plutôt que d'être poursuivi par la justice pour avoir fait la promotion de médicaments illégaux.

=== Impact environnemental === Les requêtes dans Google auraient un impact environnemental non négligeable en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Il a été mentionné dans des grands titres de la presse anglo-saxonne et française (en citant incorrectement un article de Alex Wissner-Gross qui ne fait aucune référence à Google) que le coût d'une requête serait de - ce qui n'a pas été étayé par l'étude. Selon les propres calculs de Google, ces requêtes ne pèsent que .

Les fermes de serveurs de l'entreprise sont notamment réputées avoir une consommation, systèmes de refroidissement inclus, représentant plusieurs centrales nucléaires.

Toutefois, cette assertion est douteuse, dans la mesure où les plus petites tranches de centrales nucléaires ayant une puissance de , il faudrait, pour atteindre une telle puissance, que chacun des serveurs Google requière une puissance d'un kilowatt, ce qui est peu probable du fait que la puissance habituelle d'un serveur est de l'ordre de au maximum et celle du système de refroidissement, une fraction de cette dernière.

=== Recrutement ===

L'entreprise est mise en cause dans une affaire d'entente sur les salaires et d'entente sur le débauchage d'employés à grande échelle, dont l'origine remonte à 2005 avec des accords non écrits entre Steve Jobs et Eric Schmidt.

=== Google et le marché du travail === En novembre 2016, Google a annoncé le lancement d’une version alpha de sa nouvelle API Google Cloud Jobs, qui permet de mettre en relation des employeurs et des demandeurs d’emploi grâce à des algorithmes d’apprentissage profond et une gigantesque base de données d’offres d’emploi et de curriculum vitae.

Ce n’est pas la première fois que le géant de l’informatique s’attaque au marché de l’emploi. En effet, en octobre 2000, Google lance le dispositif Adwords permettant aux agrégateurs d’emploi d’acheter des mots-clefs pour que des demandeurs d’emploi soient redirigés sur les sites des agrégateurs en question.

Google était alors jusque là, un intermédiaire entre les employeurs et les demandeurs d’emploi, si l’API Cloud Jobs est effectivement lancée publiquement, le géant californien mettra directement les deux parties en relation.Ce système est donc une bonne nouvelle pour les personnes qui ne sont pas satisfaites de leur travail car l’API permettra d’envoyer directement des offres d’emplois via des annonces sur navigateur ou sur les réseaux sociaux. Cela pourrait aider par exemple des travailleurs frustrés qui n’osent pas démissionner à trouver un emploi dans lequel ils seront davantage épanouis.

De nombreuses controverses sont toutefois soulevés par cette initiative. En effet le rôle de l’action publique dans la régulation et la mise en forme du marché du travail est interrogé. La France, via Pôle Emploi s’est engagé dans des démarchés de transparence du marché de l’emploi et l’arrivée de la firme californienne ne risque pas d’aider en ce sens. De plus, en confiant les rennes du marché du travail à des algorithmes, pose des questions sur l’identité des demandeurs d’emploi. Avec le système promis par Google, on tend à considérer que les individus sont entièrement définis par leur CV et ne plus les voir comme des personnes physiques. Seules les compétences techniques sont mises en évidence sans prendre alors en compte les capacités humaines des personnes qui sont pourtant les plus importante pour travailler de manière générale.

== Notes et références == === Blog officiel ===

=== Communiqués de presse ===

=== Sources externes ===

== Annexes == === Bibliographie === *

* *

*

* Boris Beaude, Incontournable et sans contenu, [http://www.espacestemps.net/articles/incontournable-et-sans-contenuhellip/ EspacesTemps.net, Mensuelles, 11.09.2004] * (traduit de Google , )

* raconte l'ascension de la firme californienne. . * . * fait l'historique de Google et montre ses dangers. * . * Ippolita, Google. * * *

=== Articles connexes ===

* Garage Google * Liste des services en ligne de Google * :Catégorie:Google, tous les articles de Wikipédia concernant Google. * Critiques de Google * Plateforme Google * Catégorie:Service Google, tous les articles de Wikipédia à ce sujet. * Gogol (nombre) * Google Drawings

=== Liens externes === * * * * Le [http://assiste.com/Principe_d_encerclement.html Système Google] (recueil d'informations sur les internautes) sur le site assiste.com * [https://infokiosques.net/spip.php?article1387 Dans la Google du loup - Reportage au coeur de la Silicon Valley], article paru en 2015 dans le n°9 de la revue Z.

* Catégorie:Entreprise Internet ayant son siège aux États-Unis Catégorie:Entreprise fondée en 1998 Catégorie:Entreprise ayant son siège à Mountain View (Californie) Catégorie:Réseau social Catégorie:Entreprise du NASDAQ-100 Catégorie:Lauréat du prix Princesse des Asturies en communications et humanités

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